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Laurence Richard, praticienne en psychothérapie
et traductrice littéraire

LRDe l’étonnement. C’est la réaction suscitée parfois quand j’énonce ma double activité : thérapeute et traductrice. Pour certains, le lien entre ces deux activités n’est pas immédiatement perceptible, a fortiori leur articulation.

La psychanalyse s’intéresse au sujet de l’inconscient qui s’exprime par le langage, et à la nécessaire traduction (Übersetzung) des contenus de l’inconscient en langage, telle que la postulait Freud. À sa suite, d’autres parallèles ont été établis entre psychanalyse et traduction.

Comme la psychanalyse et les thérapies analytiques, la traduction littéraire n’est pas affaire de contenu lexical uniquement, de « communication ». Les sonorités, les allitérations, le rythme, les images, les associations qu’un texte suscite, sont aussi à entendre et à traduire.

Dès lors, une des fonctions communes au psychanalyste et au traducteur serait donc de lire et d’entendre autrement, en d’autres termes, d’être sensible au signifiant.

Au-delà du procédé traductif, il existe aussi une similitude entre le thérapeute et le traducteur dans leur posture même, les deux étant traversés et affectés dans leur être, leur corps, par le langage du sujet et celui de l’auteur, par cette subjectivité à l’œuvre. Pour en rendre compte, chacun à leur façon, le traducteur et le thérapeute se doivent donc d’établir la juste distance — une distance intime — propre à l’expression de cette subjectivité.

J’ai été formée à la psychothérapie relationnelle et intégrative pendant sept ans au CIFPR (Centre interdisciplinaire de formation à la psychothérapie relationnelle), organisme dispensant une formation articulée autour des approches suivantes : psychanalyse, analyse bioénergétique, gestalt thérapie, dynamique de groupe, psychopathologie, philosophie. Mon parcours thérapeutique personnel a pris la forme d’une thérapie analytique et d’une thérapie à médiation corporelle. Je suis membre adhérent du SNPPsy (Syndicat national des praticiens en psychothérapie relationnelle et psychanalyse). Conformément au code de déontologie de ce syndicat, ma pratique est supervisée.

Concernant mon activité de traductrice, j’ai tout d’abord exercé comme salariée pendant une vingtaine d’années dans les secteurs de la traduction et de l’édition, avant d’entreprendre un master de traduction littéraire professionnelle (Institut Charles V – Paris 7). Mes langues de travail sont l’anglais et l’allemand. Pour en savoir plus sur les ouvrages que je traduis, cliquez ici.